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INTERVIEW DE JOAKIM ET PÄR

A l’occasion de la promotion de leur album HEROES (sortie le 16 mai), Joakim et Pär étaient présents à Paris pour répondre aux questions de plusieurs médias. La SFD était bien sûr présente pour leur poser vos questions. HEROES, Sabaton en live et la relation qu’a le groupe avec ses fans sont au programme de cette rencontre. Bonne lecture !

Heroes
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Dans le premier trailer de « Heroes », Joakim tu dis que tu as du jeté la moitié de l’album et tout recommencer deux mois avant l’enregistrement. Tu as aussi changé les sujets des chansons ou c’était juste des changements musicaux ?

Joakim : C’était uniquement des changements musicaux parce que j’avais beaucoup de pression. C’était le premier album avec le nouveau line-up donc j’étais très très inquiet et je voulais qu’il soit très très bon. Même si les anciens membres n’ont jamais rien écrit pour le groupe, tout le monde ne le sait pas et si on avait fait un mauvais album, des gens blâmeraient les nouveaux. Et je ne crois que Hannes, Thobbe et Chris méritent ça parce qu’ils nous ont aidés à atteindre un nouveau niveau. Certaines chansons étaient très bonnes, mais pas folles non plus donc j’ai dû les supprimer.

Je confirme, c’est un très très bon album

Joakim : Ho, merci!

C’est aussi ce que vous ont dit les journalistes ?

Pär : Premièrement, d’habitude quand on fait un album on le présente à quelques fans, des amis et des gens qui nous suivent depuis longtemps et on leur demande “que pensez-vous de l’album”? Cette fois, on n’a pas eu le temps pour ça. L’album a été présenté à quelques journalistes et on a eu leurs retours. On commence à bien connaitre beaucoup de journalistes qui nous suivent depuis longtemps et ce sont ces journalistes qui étaient invités pour écouter l’album en premier.

Comme François…(journaliste chez « Rock Hard – NDLR)

Pär : Oui, comme François! Donc on peut vraiment leur faire confiance. Quand ils nous disent que c’est bon, alors ça nous soulage un peu. Quand on rencontre des journalistes que l’on n’a jamais vu avant, qui viennent de découvrir Sabaton et qui aiment l’album, c’est bien, mais c’est toujours mieux si c’est un vieil ami de Sabaton dit « waouh» ! Il faut que les deux aiment l’album bien sûr, mais c’est difficile de se fier à un nouvel ami parce qu’on ne sait pas s’il aimait Sabaton avant ou quel genre de musique il écoute normalement.

Est-ce que vous allez continuer à essayer de nouvelles choses comme les parties folks sur “To Hell and Back”?

Joakim : Oui, bien sûr! J’aime ajouter des éléments de pleins d’origines. Mais je crois aussi qu’on ne peut pas trop expérimenter parce qu’il doit toujours y avoir l’identité Sabaton dans la musique. J’apprécie toutes les « aventures musicales » (rires), mais j’aime aussi les chansons typiquement Sabaton et je crois qu’une chanson comme « Smoking Snakes » sur cet album est du pur Sabaton, ça ne pourrait être rien d’autre ! « C’est quoi ce groupe ?  Oh oui  » ! Il ne faut qu’une seconde et demie pour savoir de quel groupe il s’agit.

Par exemple, “Night Witches” a un son un peu industriel. C’est dû au travail de Peter Tägtgren avec Pain ?

Joakim : Non, en fait ça vient de moi en sachant qu’on allait bosser avec Peter (rires)! J’avais l’intro et je savais qu’on allait commencer l’album avec une distorsion de radio puis une grosse explosion ! Peter a eu une influence sur notre musique pour ce qui est de la production parce qu’il a son propre son. Si on prend l’album Carolus Rex, la chanson « Poltava » sonnait bien puis Peter a dit « j’ai quelque chose en plus ». On a ajouté ce (il imite les bruits de fond de « Poltava » avec sa bouche) dans le fond de la musique et on s’est dit « on ne peut pas mettre ça dans du Sabaton ». Peter a dit « faites-moi confiance » et il avait raison, la chanson est mieux avec !

 

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Je me demande pourquoi vous avez décidé de mettre “7734” en bonus de « Heroes » alors que c’est un morceau de « Metalizer« .

Pär : Beaucoup de gens nous la demandent et certains nous disent “pourquoi vous ne la jouez pas? C’est une vieille chanson, mais elle est bien » ! Alors en la réécoutant on s’est dit : « ok, on pourrait la refaire un peu plus comme on l’aurait faite aujourd’hui ». Quand on l’a faite pour « Metalizer », c’était la meilleure version qu’on pouvait faire à l’époque. En fait c’est Thobbe qui a dit « ho, j’ai une idée pour celle-là » ! Il a fait évoluer la chanson. Il a retravaillé les guitares et lui a donné un son plus moderne.

L’un de nos membres pense être à l’origine de “Resist and Bite” parce qu’il vous a envoyé beaucoup d’email à ce propos. Pouvez-vous confirmer ?

Pär : Beaucoup de fans m’ont envoyé des idées.

Joakim : Cette idée de chanson vient des fans. Tout comme « Smoking Snakes » et « Inmate 4859 ». Je crois qu’on n’aurait jamais entendu parler de la moitié de l’album sans nos fans.

Pär : Comme ça, je ne me souviens pas de son nom, mais je me souviens d’avoir eu des échanges d’ e-mails avec quelqu’un pour cette idée.

Peut-être un fan français ? Tu ne te souviens pas ? Enfin, non il est belge, mais parle français.

Pär : Alors, c’est probablement la même personne.

Il va être très content.

Pär : Il faut qu’il regarde dans le livret parce que son nom y est.

C’est Manu.

Pär : Regarde dans le livret, je ne me souviens pas de son nom, mais c’est peut-être lui qui y est (rire).

Prévoyez-vous d’écrire une chanson sur la France?

Joakim : Pour cet album on en a parlé. On s’est renseignés à propos de Charles de Gaulle, mais pas seulement. On pensait à la résistance française, mais on n’avait pas de musique pour aller avec les idées et pour nous c’est très important de ne pas écrire la musique et les paroles séparément. Bien sûr il y a eu la Deuxième Guerre mondiale, mais on a aussi parlé de Napoléon aussi et c’est intéressant comment cet outsider de Corse qui était un citoyen moyen, qu’aucun officier n’aimait, a voyagé et est devenu un héros de la révolution. Soudainement, le voilà empereur ! Ça pourrait faire tout un album, pas seulement une chanson. Et il y a plein d’autres histoires comme ça, Alexandre le Grand par exemple. Là évidemment c’est l’histoire de la Macédoine et de la Grèce, mais on pourrait avoir des idées intéressantes pour 200 albums (rire) !

Pär : Ce n’est pas l’histoire qui manque (rire) !

Des milliers d’années d’histoire.

Pär : Il y a beaucoup d’histoire.

Peut-être que votre prochain album parlera de l’un de ces sujets.

Joakim : Ouais. On ne sait pas. Tu sais, peut-être que ce qui va se passer demain sera dans un album de Sabaton dans vingt ans.

Pär : Mais ce qui va se passer demain ne sera pas sur un album de Sabaton. Parce qu’alors ce n’est pas de l’histoire.

 

Sabaton Live

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Pär, la dernière fois que je t’ai vu à Rennes, nous avons parlé d’un éventuel futur claviériste. Je ne sais pas si tu te souviens. Et tu m’as dit que tu étais heureux du résultat en live (sans vrai clavier pour le moment). Ma question est : avez-vous changé d’avis depuis ? Ou est-ce officiel, vous allez continuer à cinq ?

Joakim : En live il n’y a pas de claviériste. Je suis le claviériste dans les autres situations parce que j’ai été engagé dans le groupe en tant que joueur de clavier, c’est comme ça que ça a commencé. Et je ne devais chanter que jusqu’à ce qu’on trouve un chanteur. Mais on en a parlé et on a dit « si la bonne personne se présente, oui, on aura un claviériste ». Mais on ne va pas en chercher un.

Pär : Beaucoup de gens envoient des e-mails disant “je veux être le nouveau joueur de clavier », mais on répond toujours « ça ne nous intéresse pas ».

Joakim : Ça doit être quelqu’un qu’on connait.

Pär : Oui, ça doit être quelqu’un qu’on connait et avec qui le courant passe comme ça (il claque des doigts). Instantanément.

Joakim : Et on veut aussi qu’il soit suédois. Pas parce qu’on déteste les autres pays, mais ça doit être quelqu’un qui vit dans la même ville que nous. Nous avons une règle et c’est la même pour tout le monde : tu joues dans Sabaton, tu dois vivre dans la même ville. On est un groupe, pas une bande de musiciens du monde entier qui ne se voit que pour répéter et partir en tournée.

Comme DragonForce…

Joakim : Je ne dirais pas de mal d’eux, mais ce système n’est pas pour nous. On veut vivre proche les uns des autres.

Donc pas d’auditions comme pour le nouveau batteur…

Joakim : Non. Aucune audition. Si on trouve la bonne personne peut-être qu’on se retrouvera dans le tour bus avec quelqu’un de parfait, mais les auditions en direct ou sur enregistrements, non. C’est aussi un risque parce qu’on ne recherche pas que le côté musical, mais aussi le côté humain !

Pour vivre ensemble.

Joakim : Exactement, dans le tour bus ! Et disons qu’on a vu, pas dans notre groupe, mais dans d’autres groupes, comment ça peut se passer. Ce qui se passe en coulisse. On tourne beaucoup et pour moi ce n’est pas un boulot, mais un mode de vie et quand je pars en tournée je veux être entouré d’amis. Je ne veux pas être avec quelqu’un dont je n’ai rien à faire. Je n’y arriverais pas.

Oui j’ai en tête un groupe où un nouveau membre a tout ruiné, mais je ne peux vous dire lequel, car ils sont cette année au Sabaton Open Air.

Joakim : Ho pas de problèmes (rire)!

 

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Il y  aura-t-il une tournée européenne cet automne ?

Pär : C’est prévu, mais on commence par les festivals.

Joakim : La plupart des promoteurs ne veulent pas qu’on annonce notre tournée avant d’avoir fait leurs festivals.

Pär : Et on doit aussi voir quel genre de réponse on obtient pendant les festivals, ce que pensent les gens. Disons qu’on joue au Hellfest et que personne ne vient voir Sabaton, que c’est vide. Dans ce cas on sait que les promoteurs ne nous demanderont pas de faire beaucoup d’autres concerts. Mais s’il y a de l’intérêt, ça peut nous permettre de jouer dans des salles plus grandes. Parfois on a besoin des festivals pour prendre la température. Et nous voilà à faire deux jours de promotion ici. On peut voir que Sabaton a un vrai impact ici et ça continue au Hellfest je suis certain qu’on pourra faire plus de concerts qu’on n’en a jamais fait en France durant la prochaine tournée. On jouera probablement dans des salles plus grandes et ça va être très amusant.

Joakim :  Ce n’est jamais un problème de notre côté parce qu’on a toujours cru en Sabaton et on veut joueur le plus de concerts possibles, dans des salles aussi grandes que possible, mais ce n’est pas qu’à nous et aux fans de décider. J’aimerais que ça soit le cas, la vie serait bien plus facile, mais il faut aussi convaincre les organisateurs de spectacles.

Et ils ont besoin de savoir combien de fans cela concerne…En tant qu’administrateur principal du fan club, je peux vous dire que beaucoup de gens viendront vous voir au Hellfest.

Joakim : Nous l’espérons

Au Sonisphere l’année passée il y avait déjà beaucoup de gens pour vous.
En parlant de tournée, est-ce que le choix de la setlist est de plus en plus difficile ? Vous allez surement donner une bonne place au nouvel album dans la setlist mais qu’en est-il des autres ? Comment allez-vous décider maintenant que vous avez sept albums ?

Joakim : (rigolant) Je n’en sais strictement rien ! Tu as surement raison ! On a appris que ce qu’on pense, dans le groupe, est secondaire parce qu’on a fait un choix en faisant l’album. Si on n’aime pas une chanson, elle n’est pas sur l’album. Pour les concerts on essaye quelques morceaux, mais si on voit ou on entend que les gens crient pour une autre chanson ou ne réagissent pas bien à celle-là, on la change. Donc on fait de notre mieux, mais sur cet album c’est compliqué parce que sur Carolus Rex, honnêtement, je savais que « Carolus Rex », le morceau, allait être populaire. J’ai eu un pressentiment. Et il s’est avéré juste. D’un autre côté, bien que je l’aime je ne pensais pas qu’autant de gens aimeraient “The Carolean’s Prayer” mais ce fut le cas et on l’a incorporé à la setlist.

Pär : Et sur le nouvel album c’est très difficile de décider quelle chanson on va mettre dans la setlist et quand…

Je peux vous aider!

(Joakim éclate de rire)

 

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Pär : Ouais, peut-être que tu devrais!

Joakim :  Je crois que “To Hell and Back” sera sur la setlist.

Pär : “To Hell and Back” est le premier single du nouvel album donc naturellement c’est ce que la plupart des gens vont entendre en premier.

Joakim : Et cette chanson me donne la pêche donc si ça marche sur moi, ça va surement être pareil pour les gens qui l’entendront.

Pär : Ouais, je crois que c’est une des chansons qu’on va surement jouer en live dès le début. À la fin j’espère qu’on sera en mesure de les jouer toutes. On va aussi faire très attention à ce que les gens veulent et s’ils nous disent « on veut entendre celle-là ».

Joakim : Tu sais aussi qu’on chante à propos de l’histoire de plusieurs nations et donc la setlist change suivant où on joue. Par exemple, la chanson « Talvisota » est incroyablement populaire en Finlande alors qu’en Allemagne il n’y a pas beaucoup de gens qui en ont quelque chose à faire.

Pär : Peut-être que dans un an on verra que personne n’aime une des chansons de l’album… Peut-être que tout le monde voudra tout entendre. On s’ajustera en fonction de ça. Ce n’est pas à nous de dire aux gens ce qu’ils ont le droit d’entendre, on doit écouter leur avis, c’est le plus important !

Alors la setlist va changer selon les pays?

Joakim: Ouais, c’est certain!

Pär : C’est sûr ouais ! Mais j’espère que ça changera aussi de ville en ville.

Maintenant je peux vous le dire, je crois que “Night Witches”, “Smoking Snakes”, “To Hell and Back” et “Far From the Fame” vont être très populaires.

Joakim : Okay! Je ne m’attendais pas à “Far From the Fame” mais les trois autres sont celles pour lesquelles je pensais “ils vont adorer ces chansons”. Mais je suis surpris que tu ne cites pas “Resist and Bite”, je crois que c’est une chanson parfaite pour le live.

C’est une bonne chanson et je crois que les Belges la demanderont, mais en France, je n’ai pas vu beaucoup de messages la concernant. Enfin, personne n’a encore entendu l’album évidemment c’est juste par rapport aux titres des chansons.
Des infos sur quels groupes seront en première partie ? Je sais que beaucoup de gens ont apprécié Eluveitie.

Joakim : On a quelque chose de prévu, mais on ne peut rien dire… Désolé ! Il y a d’autres personnes que nous impliquées là dedans et j’aimerais vraiment pouvoir te le dire.

Pär : Ce que l’on veut, ce sont des groupes qui véhiculent le même genre d’émotions que Sabaton. Des groupes fun.

Joakim : (hésitant) Et ils ont tous les deux ce feeling et on est impatient de partie en tournée avec eux. C’est un groupe que j’aimerais voir.

Dans le passé on a notamment pu voir Alestorm, Wisdom et Eluveitie faire vos premières parties et ils étaient tous super !

Joakim : Merci. On y met beaucoup de soin parce que si la première partie est très bonne alors on va monter sur scène en pensant “merde, ils ont été  bons ! On va vraiment devoir faire fort aujourd’hui » ! Ça va donc nous forcer à être encore meilleurs. Le Heavy Metal n’est pas une compétition ! Je préfère que quelqu’un vienne me voir en disant “waouh, les trois groupes étaient super, j’ai adoré”! C’est génial. Bien sûr on veut être le groupe qui fait dire aux gens « ils étaient un peu meilleurs », mais je ne veux pas d’une situation où les gens rentrent chez eux en pensant « ouais, Sabaton était génial, ils ont complètement détruit les autres groupes ». Les spectateurs doivent aimer tous les groupes j’espère. Bien sûr un jour ça ne sera pas possible. On ne peut pas lire dans l’esprit des gens. Les groupes n’ont pas la même renommée dans tous les pays. Eluveitie était très populaire ici en France, mais dans d’autres les gens n’en avaient rien à faire d’eux ! Donc c’est toujours compliqué. On ne peut jamais prévoir où un groupe va être populaire, mais on essaye au moins de s’assurer qu’autant de fans que possible apprécient tous les groupes. C’est important.

J’ai connu Sabaton en première partie de HammerFall. Je me suis dit « waouh, c’était fantastique » et HammerFall l’était aussi, c’était une affiche géniale.

Joakim : Ouais, j’ai aimé cette tournée. Sur une partie de la tournée, il y avait aussi Bullet en première partie qui est un groupe plein d’énergie positive. Ce n’est pas vraiment mon style de musique préféré, j’aime plutôt Accept, AC/DC, des trucs old school mais j’aime aussi cette musique et c’était des mecs gentils, qui faisaient du bon rock. Une première partie parfaite.

L’été dernier, vous avez joué The Art of War en entier. L’été prochain vous allez faire de même avec Carolus Rex en suédois. Vous prévoyez de faire ça avec d’autres albums ? Peut-être « Heroes  » l’année d’après ?

Pär : Ca avait du sens de le faire. Pour Art of War, il y avait une raison. Le premier festival (Sabaton Open Air, alors appelé Rockstad Falun) était en fait la soirée de lancement de « The Art of War »

Joakim : « Carolus Rex » est devenu disque de platine en Suède. Aucun groupe suédois de rock ou de metal n’avait fait ça depuis Europe et « The Final Countdown ». On le fera en suédois parce que des gens de 25 pays différents, je crois, viennent et beaucoup nous disent « je veux entendre les chansons en suédois ». Et comme il est disque de platine en Suède, c’est une idée cool. Mais qu’est-ce qu’on va faire après ? On ne sait pas en fait, mais j’aime l’idée de pouvoir jouer tous les morceaux de tous nos albums. Il y en a d’ailleurs peu qu’on a jamais faites en live. Peut-être quelques-unes de « Metalizer ».

Pär : Oui, il y en a qu’on a jamais jouées.

Oui, “Metalizer” par exemple!

Joakim : On l’a jouée! Mais “Reign of Terror” jamais par exemple. On a jamais joué “Speeder” non plus.

Pär : “Speeder” on l’a joué!

Joakim : Vraiment?

 

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Pär : En première partie de Valhalla…

Joakim : Ho ! C’était il y a des années. J’aimerais jouer “Burn Your Crosses” mais les albums récents sont si populaires pour la majorité des gens… Ce n’est pas qu’ils n’aiment pas les vieilles chansons, ils ne les ont tout simplement jamais entendues. Donc c’est dur de trouver le bon équilibre. Est-ce qu’on ne doit jouer que les morceaux populaires ? Mais ce n’est pas intéressant d’entendre, disons, « Cliffs of Gallipoli » parce que je sais que si vous avez vu les cinq ou six dernières tournées vous avez envie d’entendre autre chose, ça serait un bon changement. Donc ce qu’on prévoit pour la prochaine tournée c’est d’avoir au moins une chanson de chaque album chaque soir. Ce serait cool qu’on puisse y arriver.

Alors on ne peut pas s’attendre à voir des shows spéciaux comme ça sur cette tournée? C’est exclusivement pour le Sabaton Open Air ?

Pär : Rien ne nous en empêche à part l’avis des gens. Mais si on a l’opportunité de faire un show devant des nouveaux fans on a besoin de les garder (en tant que fans). C’est pour ça qu’il y a la Sabaton Cruise et le Sabaton Open Air. Les gens qui y vont sont déjà nos fans.

Joakim : Et beaucoup d’entre eux ont déjà vu beaucoup de nos concerts, mais si on joue à, disons Varsovie ou Londres, 50 ou 60% du public n’a pas vu Sabaton souvent, mais je crois aussi que ça dépend de la situation. Si on revient une deuxième fois dans la même ville durant la même tournée, bien sûr qu’on va faire quelque chose de différent. Le moins qu’on puisse faire c’est changer la moitié de la setlist ! C’est souvent ce qu’on fait. Mon putain de rêve serait… C’est impossible parce que la date est trop proche. On est en 2014. 1944, il y a 70 ans il s’est passé quelque chose et j’aimerais jouer tout l’album Primo Victoria sur Omaha Beach le 6 juin. Malheureusement nous ne sommes pas assez connus en France pour faire ça. Mais j’aimerais être en haut des bunkers et voir les fans arriver par la mer et traverser la plage pour aller au concert. Parce que je veux que chaque soirée soit différente. C’est plus fun pour nous aussi. Mais on doit se rappeler que ce n’est pas à nous de décider. C’est au public qui vient nous voir de décider. Le fait qu’on en ait marre de jouer un morceau ne veut pas dire que les fans en ont marre aussi.

Des groupes comme Sonata Arctica ne changent jamais leur setlist car ils estiment que chacun a le droit au même show. Et cela se défend aussi. Par exemple, si je veux absolument entendre un morceau qui est joué la veille et le lendemain, mais pas à Paris, je serais très jaloux.

Joakim : Okay ! Je comprends pourquoi des groupes ne changent jamais de setlist !

Pär : Tu as raison, ça déçoit ou énerve beaucoup de gens. Mais si une chanson est populaire là où on joue, tu peux être certain qu’on va la jouer pour donner aux fans ce qu’ils veulent.

Joakim : Et on ne pourrait jamais se contenter de tourner avec une seule setlist. C’est peut-être possible pour certains groupes, mais pour nous ça serait du suicide, ça serait stupide parce que, comme je te l’ai dit, nous avons au moins trois chansons à propos de la Finlande, mais tu ne crois pas que quand on joue en Pologne les gens préfèrent entendre « 40 :1 » ? (rires)

Sabaton et ses fans

SabatonFriendsArena2013

 

Je veux vous remercier pour le message vidéo que vous nous avez envoyé récemment dans lequel vous demandez aux fans français de continuer à supporter Sabaton. C’était une très belle surprise pour nous. François a fait un super boulot ! Avec ce fan club on communique aux fans français à propos de votre actualité, de votre discographie et de vos tournées. Que peut-on faire de plus pour vous promouvoir ? Peut-être arranger une rencontre avec le groupe ? Du merchandising français ? Plus de publicités ?

Joakim : Des rencontres ça peut se faire !

Pär : Il y a une raison pour laquelle on est ici et c’est parce que de plus en plus de gens parlent du groupe. Si un fan nous demande « que puis-je faire pour que vous veniez jouer ici plus souvent » : parlez de nous autour de vous, diffusez notre musique à vos amis. Les gens disent « ouais, mais je ne peux rien faire de plus » ? C’est déjà beaucoup ! Personne n’a rien fait de plus et on passe deux jours à faire des interviews et on a plus de visibilité en France que jamais. Et pourtant il ne s’est pas passé  grand-chose de plus donc je pense que ça fait la différence de parler de nous sur les forums, etc.

Joakim : Demandez nos chansons dans les émissions de radio à la demande, ce genre de trucs.

Pär : Je crois que c’est ce qu’il y a de mieux, ce que tout le monde peut faire. Et bien sûr quand on reviendra on pourra faire des rencontres ou des fêtes, c’est possible, mais quand on est en tournée, c’est difficile de participer à des fêtes parce que…

Joakim : Il y a un concert le lendemain.

Pär : On ne peut plus faire la fête souvent. Dans le temps, on s’en foutait un peu du lendemain. A présent, nous devons faire très attention et on doit être en forme le lendemain s’il y a un concert donc c’est très compliqué. Mais parfois on le fait oui.

Joakim : Crois-moi, tu peux toujours demander, mais ne sois pas découragé si on dit “non” parce que ça dépend du timing. Peut-être que notre tour bus doit partir directement parce qu’on doit être très loin le lendemain.

Comme après le concert au Nouveau Casino…(NDLR : À la sortie du concert, Joakim était très demandé par les fans à qui il a répondu : « je dépose mes bagages et je reviens ». En raison du départ immédiat du bus, il n’est donc jamais revenu)

Joakim :  (géné, regarde ailleurs)

Pär : Ho ouais.

Joakim : Je voulais rester là et boire putain! (rire) Il y a une vidéo sur YouTube où on voit qu’il y avait 16 crowdsurfers pendant “Primo Victoria”, je les ai comptés, ce n’était jamais arrivé avant !

Pär : Il peut toujours se passer beaucoup de choses, par exemple , le bus n’a pas de place pour se garer ou une règle de la ville dit que le bus ne peut être que dans une certaine zone éloignée de la salle ou bien il ne peut stationner que pendant une certaine durée… Nous devons parfois marcher un moment et on ne peut pas risquer de tomber malade en étant dehors. Il peut se passer tant de choses et, comme je l’ai dit, au début on n’avait jamais peur de rien, mais peut-être que le lendemain il y a un concert et les gens ont payé leurs tickets pour un bon show. On y pense vraiment à présent. On ne peut décevoir personne donc il vaut mieux qu’on passe la fête. Faire un bon spectacle, c’est ça le plus important pour nous.

Vous devenez de plus en plus connus. Vous n’avez pas peur de perdre la connexion et la proximité que vous avez avec vos fans ?

Joakim : Oui et non. Le fait qu’on ne boive pas de bière après un concert ne veut pas dire qu’on ne peut pas se voir pendant la journée, après le soundcheck par exemple. Je ne crois pas que toute interaction sociale doit être liée à l’alcool (rire)

Pär : Si on a 50 amis en ville, c’est difficile de les voir tous.

Joakim: C’est de plus en plus dur et il faut trouver des solutions.

Pär : Mais on est très très déçus parce que parfois on doit dire “non” à des séances d’autographes. Au Wacken Open Air on l’a fait pendant cinq heures parce qu’on pouvait se le permettre. On n’avait pas de concert avant plusieurs jours, ils avaient l’organisation adéquate, on n’avait pas besoin de partir donc on a pu discuter avec tout le monde, mais d’un autre côté à certains shows quand on nous demande « vous pouvez le faire ? » ce n’est pas possible parce qu’on partir pour le prochain concert par exemple donc il y a plusieurs circonstances qui font que ce n’est pas chaque fois notre volonté qui l’emporte.

Joakim : En fait, la seule fois où on dit “non” c’est parce qu’on ne peut pas le faire et malheureusement ça arrive de plus en plus souvent. Si on regarde il y a cinq ans, quand on allait à un festival on avait tout le week-end pour rester là et parler aux gens. A présent, on a trois ou quatre shows le même week-end. On ne peut plus passer autant de temps au festival alors que, par exemple au Hellfest, j’aimerais voir Black Sabbath mais on ne joue pas le même jour qu’eux… Putain !

Pär : Et en trois jours on doit aller à trois festivals loin les uns des autres.

Comme au SummerBreeze 2013, le lendemain vous aviez le Sabaton Open Air !

Joakim : (rigolant) Ouais et Air Berlin à perdu toutes nos affaires ! Putain de merde !

C’est arrivé souvent!

Joakim : On ne vole plus avec Air Berlin! (rire)

Pär : On a tout perdu… deux fois?

Joakim : A l’aller et au retour ils ont foiré !

Pär : Oui, comme pour le Metal Hammer Paradise.

Joakim: Ouaip!

Pär : On a perdu nos bagages deux fois, mais d’habitude on a de la chance!

Au Sonisphere aussi!

Pär : Ouais, c’est vrai ! On a aussi perdu des affaires en allant au Sonisphere…

Joakim : Mais pas tout, juste quelques trucs. C’est à l’aller qu’on a perdu des trucs. C’était les t-shirts ?… Non, le backdrop et les pédales de batterie !

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Et au SummerBreeze, je me souviens que Chris a dû joué avec la guitare de Fear Factory.

Joakim : Ouais, celle de Dino [Cazares].

Pär : Donc ouais, ça arrive qu’on perde des affaires, mais ça arrive à tous les artistes qui voyagent. Le timing est parfois si serré quand il y a plusieurs concerts que ça arrive forcément. Ça arrive à tous ceux qui voyagent.

Joakim : Mais plus on voyage, plus ça arrive. On prend peut-être l’avion 60 ou 70 fois par an donc… oui!

Le Swedish Empire Tour a été votre tournée la plus populaire à présent. Vous avez tourné dans beaucoup de pays. De quels shows ou pays gardez-vous le meilleur souvenir ? (Je sais que c’est une question difficile)

Joakim :  Non ça ne l’est pas

Pär : Je crois que c’est différent pour tout le monde, parce qu’il se passe toujours quelque chose de spécial qui nous marque plus ou moins et ça peut être plein de choses différentes.

Joakim : Parfois, c’est la folie, parfois c’est la taille de l’endroit ou la connexion personnelle avec la ville. Par exemple, j’adore jouer à Cracovie. Je ne sais pas pourquoi, c’est toujours de la folie. Et aussi, je ne dis pas ça pour te « lécher le cul », mais dans les shows dont je me souviens le plus il y a celui au Nouveau Casino. Si tu me demandes « comment était la tournée ? » ce concert sera probablement dans les cinq dont je me souviens le plus.

Qu’est-ce qui fait que tu t’en souviens particulièrement ? Les crowdsurfers ? La chaleur ?

Joakim : La chaleur! Il faisait étouffant. Et ces filles totalement folles qui faisaient du crowdsurfing tout le temps et qui essayaient de m’embrasser ou de me pincer les fesses! (rire)

Pär : À cause de l’atmosphère, j’adore jouer à Chypre. C’était super mais très chaud! Le son n’était pas bon, la scène non plus, mais le public était génial et tout avait été organisé par nos amis. Juste le fait d’être là dans la chaleur alors que c’était l’hiver en Suède. Tout dans cet endroit est spécial pour moi !

Joakim : Parfois, quand on quitte la scène après un concert je dis “bon sang, c’était génial, quelle atmosphère!” et puis quelqu’un d’autre me dit « non, je ne suis pas d’accord ». Quand tu rencontres des gens après, on commence à en connaitre certains qui vont à beaucoup de concerts, quelqu’un nous dit « mec, j’ai vu beaucoup de shows de Sabaton mais c’était peut-être le meilleur » et dix minutes après tu rencontres un autre type qui te dit « c’était pas mal ». Ça nous est arrivé en Allemagne, quelqu’un nous a dit « J’ai vous ai vu souvent et vous n’avez jamais fait de mauvais concerts, mais je crois que ce concert n’était pas votre meilleur »… (Il commence à rire) QUOI ? Ton pote vient de me dire que c’était le meilleur !

Pär : Ça change aussi selon qu’une personne est au premier rang ou autre part dans la salle.

Le son n’est pas le même.

Joakim: Exactement. Près de la table de mixage tu as peut-être un meilleur son, mais ce n’est pas la même atmosphère. Si tu as la migraine, par exemple, ça peut aussi affecter ton expérience. C’est pareil pour nous. 9 fois sur 10 j’aime chaque seconde du concert, mais c’est aussi arrivé que je doive jouer avec 42° de fièvre et la salmonellose… Ce n’est pas marrant ! (rire)

Je n’ai jamais vu de fans déçus d’un concert de Sabaton.

Joakim : J’espère et j’aimerais que ça continue. Tout le monde réalise que nous sommes humains et comme je l’ai dit, même si je le voulais, je ne peux pas être au mieux avec 40° et la salmonellose. Surtout si je n’ai pas mangé pendant trois jours, mais j’essaye au moins de ne jamais décevoir. Je crois que tout le monde comprend que nous sommes humains et qu’on ne peut pas être les meilleurs tous les soirs. Je veux vraiment être si bon afin que personne ne soit déçu jusqu’à ce qu’on prenne notre retraite.

Pär : Presque chaque soir, quelqu’un du groupe est malade. C’est normal, on joue 250 jours par an.

Joakim : Et on rencontre des milliers de gens. On serra autant de mains.

Pär : C’est normal d’être malade. On est malade de temps en temps et il faut vivre avec. On ne peut pas téléphoner à notre patron pour dire « je suis malade aujourd’hui, je vais rester chez moi »… Impossible ! Il faut jouer quand même, faire tout ce qu’on peut et on arrive de mieux en mieux à le cacher donc parfois quand vous nous voyez courir sur scène vous ne savez pas qu’en backstage on était en train de vomir ou de tousser du sang et c’est horrible ! Quand tu es complètement malade, tout ce que tu veux c’est dormir ou prendre un médicament, mais tu dois quand même aller sur scène et jouer.

Joakim : C’est déjà arrivé que pendant une tournée certains d’entre nous doivent se rendre chez le médecin pour se remettre sur pied (il mime alors une seringue). Quand on est malade, on est présent sur scène physiquement, mais l’esprit n’y est pas toujours.

Pär: On est tous déjà passés par là. Sur la dernière tournée, quand on était en Suède, j’ai eu une rage de dents. Je n’arrivais plus à réfléchir, ni à bouger ou à parler donc un des membres de l’équipe était prêt à jouer sur scène à ma place. J’allais chez le dentiste tous les jours pour me soulager avec des injections pour me remettre les idées en place, mais c’était horrible de jouer parce que je n’arrivais pas à mettre « dans le show ». À chaque fois que j’ « headbanguais », c’était comme si quelqu’un me frappait la tête avec une massue, mais je suis quand même monté sur scène.

Je sais que vous adorez tourner, mais vous ne vous êtes jamais dit « on en fait trop » ?

Joakim : Ca dépend. On peut jouer trop à certains endroits au point que les gens ne veulent plus venir nous voir, mais je veux jouer, je suis un musicien, je dois jouer!

Pär : Et il y a beaucoup d’endroits où aller!

Joakim : Ouais, on peut visiter tous les endroits du monde. Donc oui, ça peut être fatigant parfois, mais c’est principalement quand on est malade qu’on se dit « je n’en peux plus ». Je ne crois pas que nous soyons fous. J’aime le faire, c’est pour ça que je le fais. Ce qui serait stupide ce serait de faire 20 concerts en 10 jours dans la même ville. Dans ce sens, oui, on pourrait en faire trop au point qu’on n’ait plus d’énergie.

Pär : Quand on voyage pendant longtemps, bien sûr de temps en temps quelqu’un va en avoir marre, mais l’intérêt fini toujours par revenir. Et les baisses de morales ne surviennent généralement que quand quelqu’un est malade

Joakim : Dans ce cas, les autres lui remontent le moral..

Je vais vous montrer quelques photos et j’aimerais que vous nous disiez qu’elle est la première chose qui vous vient à l’esprit quand vous les voyez ou ce que ça vous rappelle.

Joakim : Cool ! J’adore ça !

 

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Joakim : (rigole) Ho oui ! La première chose qui me vient en tête ? J’essaye d’identifier où et quand elle a été prise…

Celle-ci concerne la présence de Robban

Joakim : Que veux-tu dire ?

Que s’est-il passé ?

Joakim : Ho ? Quand il est arrivé dans le groupe, il ne savait pas qu’il allait devenir père. Il l’a appris seulement deux mois après. Et on lui a demandé « tu veux être chez toi pour la naissance du bébé ? Tu veux quand même nous rejoindre » ? Et il a dit « Je ne sais pas. Peut-être que je voudrais rester chez moi ou peut-être que je voudrais tourner encore plus parce que le bébé crie tout le temps”! Il est parti quelques jours avant la naissance de son bébé. On a parlé à Snowy et il a dit dès le début « Je ne sais pas. Vous voulez que je rejoigne le groupe » ? « Non, non, non ! On ne sait pas si notre batteur va revenir» . Snowy a dit dès le premier jour: “Même si votre batteur ne veut pas revenir, je ne veux pas rejoindre le groupe » parce qu’il a plein d’autres choses à faire. C’est un vieil ami et il a dit « je serais heureux de jouer avec vous quelques mois ou un an, mais c’est tout ». Mais quand Robban a eu son bébé, il ne voulait plus revenir. Donc il a abandonné, on n’a rien pu faire. Snowy était donc clair sur le fait qu’il ne pouvait pas rester donc on a fait venir Hannes. On le connait depuis 2010, il était même notre drum tech cet été.

Deuxième photo: 10013555_692910597426698_94317013_n - Copie

C’était à propos du drapeau français sur l’artwork de Heroes mais vous m’avez déjà apporté la réponse.

Troisième photo :967995_692910944093330_1475539020_n

 

 

Joakim : (en rigolant) Ouais, c’est du Joakim typique ça ! On était à Ludwigsburg, on faisait du paintball et on avait loué des uniformes, mais celui-là n’était pas à louer, on ne pouvait que l’acheter. Sur certains uniformes il y avait des inscriptions par exemple « pour le clown ». Ils en avaient plusieurs différents et sur l’un il était écrit « pour l’idiot » donc j’ai acheté celui-là pour, je crois 25 € et j’ai fait du paintball avec. C’était super parce qu’en fait quand quelqu’un me voyait je me cachais derrière un abri, j’enlevais une oreille, je la brandissais en l’air pour que tout le monde essaye de lui tirer dessus puis j’en profitais pour les avoir par les côtés !

Très marrant. Je croyais que c’était un délire en backstage !

Joakim : Non, non, c’était à Ludwigsburg je crois. C’était quand ?

Pär : Le patron du club de Ludwigsburg fêtait son anniversaire et on était là en congé. On avait la journée libre et c’était justement son anniversaire. Il devait avoir 40 ou 50 ans donc il a invité des gens pour faire du paintball entre amis.

Maintenant quelque chose de personnel. J’étais présent à Anvers  pour “The Last Battle of the World War Tour”. Il y avait une ambiance de Noël et vous avez jeté des cadeaux aux fans. J’en ai eu un et depuis ce jour je me suis dit : « il faut que je leur offre quelque chose en retour ». Dans une de vos dernièrez vidéos, vous montrez un emblème Coat of Arms en métal fait par un fan. Ce n’est rien du tout comparé à ça, mais je voulais vous donner ceci.

250

Joakim : Cool ! Un cadeau ! Merci ! Voyons ce que nous avons là. Merci ! J’aime l’odeur, ça me rappelle…

 C’est fait avec un stylo spécial avec lequel  on peut brûler le bois

Joakim : Ho ouais, ouais, je crois que j’en ai déjà utilisé à l’école. Et ça me rappelle aussi l’odeur d’une boite de whisky single malt ! Tu t’es trompé ou c’était voulu du mettre du sang là ?

C’est une peinture indélébile spéciale.

Joakim : C’est super!

Pär : Génial! Merci beaucoup!

cadeau SFD

Joakim : Et le drapeau français ? C’est la photo qu’on cherchait. On en parlait tout à l’heure. On a décidé que pour chaque ville et pays qu’on visite pour notre tournée promotionnelle, on prendrait une photo. On y réfléchissait et je crois que ça sera ça.

Certains de mes amis se demandent si vous les avez remarqués avec un drapeau Français aux festivals SummerBreeze, Sonisphere et Lokerse Feesten cet été. Et Vincent ici présent sera à votre concert de New-York City.

Joakim : Tu amèneras un drapeau français?

Oui, bien sûr!

Joakim : Je suis impatient de voir ça! En fait, c’est ce qu’on aime avec les shows en festival. Ça peut être ennuyant parfois quand il y a trop de drapeaux et qu’on ne voit plus le groupe, mais pour nous, être sur scène et voir tant de gens brandir leurs drapeaux et bannières partout, c’est génial !

Pär : Il n’y a rien de plus cool! C’est illégal dans plusieurs villes. Même dans notre festival ! Aaaaargh ! C’est stupide! On voudrait que tout le monde vienne au festival avec un drapeau, mais c’est illégal en Suède. Dans les foules on n’a pas le droit d’avoir de longs objets pointus.

Joakim : C’est dommage.

Pär : Ouais, c’est dommage donc les gens tiennent leurs drapeaux en mains, mais pas sur un bâton.

Joakim : Mais il y en a des super cools!

Comme le drapeau “Screaming Eagles” en Belgique.

Joakim : Ouais… Le Graspop est super cool pour ça. Parce qu’en Belgique on voit rarement le drapeau belge, ils montrent plutôt le drapeau de leur partie de la Belgique. On sait qu’il y a un drapeau flamand dans la partie flamande et un autre dans la partie française. Parfois en Allemagne aussi ils montrent leurs drapeaux locaux. En Suède, il n’y a que le drapeau Suédois. Mais ici en France ? C’est ok socialement d’avoir un drapeau et de le brandir ? Parce que dans certains pays c’est… Pas interdit, mais c’est relié au racisme ou aux extrémistes.

Oui dans les pays qui ont des problèmes politiques.

Joakim : Mais pas en France? C’est bon à savoir !

Je vous remercie vraiment!

Joakim : Ho, merci à toi !

Et on se revoit cet automne.

Joakim : Ouais!

 

 

 

 

Un grand merci à :

Roger Wessier (attaché de presse chez REPLICA PROMOTION)
François Blanc (sans qui la rencontre n’aurait jamais eu lieu)
Antoine Grignard et Christophe Nasthos (transcription et traduction)
Vincent Maarek (photos)
Ainsi qu’à tous ceux  qui ont participé indirectement (questions, idées…)

Interview, relecture, mise en page – Alex, pour vous servir

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