» LIVE REPORT : ROCK CLASSICS, Luxembourg
Vous êtes ici : Sabaton French Divison » Concerts européens » LIVE REPORT : ROCK CLASSICS, Luxembourg

LIVE REPORT : ROCK CLASSICS, Luxembourg

À peine le temps de digérer (moralement et physiquement) le Sabaton Open Air allemand que nous nous retrouvons le lendemain à Beaufort (Luxembourg) pour une autre soirée mémorable.
Pour des raisons évidentes, ce report sera indissociable de celui du Noch Ein Bier Fest.

Comme le précisera Joakim Brodén, le cadre est absolument somptueux. L’un des plus beaux endroits pour jouer du metal. La scène est montée au pied d’un ancien château fort, dans une vallée à la végétation dense, au milieu de petites collines. Curieux emplacement pour une fortification médiévale !

Du fait de ce lieu historique, l’organisation de ce festival (qui accueillera également Status Quo et Dream Theater) est un peu particulière. Nous avons par exemple accès au site avant l’ouverture des portes, ce qui permet de ne pas rester statiques à attendre l’ouverture, de discuter avec le staff local (voir jouer avec leur matériel) ou encore de profiter des soundchecks (voir photo ci-dessous). Heureusement, car la pluie et le froid nous ont suivis jusqu’au Luxembourg !

 

P1020580

Comme au Sabaton Open Air, Bloodbound a la très lourde mission d’ouvrir la soirée. Néanmoins, c’est un groupe qui se présente sur scène dans des conditions totalement différentes ! Premièrement, ils jouent avec leurs équipements au complet (instruments et backdrop), ensuite le son est propre et la balance équilibrée. Enfin, le groupe dispose d’un temps de jeu digne de ce nom, permettant de proposer des titres non joués la veille dont l’excellent : « When All Lights Fail ». Alors que nous attendions avec impatience de la musique, peu importe laquelle, afin de nous réchauffer et d’oublier la pluie, nous sautons, frappons des mains et scandons avec un réel enthousiasme.

P1020624

En effet, alors qu’il aurait pu se laisser entrainer dans un concert mou, dû à un public réduit et globalement éloigné de la scène, le groupe se donne à fond. Ainsi, Patrick Johansson (chant), n’hésite jamais à s’avancer au plus proche du public pour le regarder droit dans les yeux ou l’entrainer pour frapper dans ses mains. Les autres membres ne sont pas en reste, nous pouvons ainsi lire constamment les paroles sur les lèvres de tous les musiciens, malgré le remplacement (provisoire ou définitif ?) du bassiste et du batteur par ceux de Twilight Force !

P1020635

Ces derniers ont vraiment donné l’impression de faire partie de Bloodbound depuis des années : Jocke Leandro se déplaçant librement partout sur scène afin d’accompagner ses deux compères guitaristes, et Daniel Sjögren usant agréablement de sa double pédale.  Tomas Olsson et sa bande quittent la scène sous des applaudissements mérités tandis que nous gardons en tête les refrains les plus marquants : Satanic ! Satanic ! I’m evil in mind ! Not a light in the dark you will find !

 

P1020633

Set list :

Satanic Panic
In The Name of Metal
Iron Throne
Metalheads Unite
Moria
Strormborn
When All Lights Fail
Nosferatu

 

 

Powerwolf évolue aussi dans un décor totalement différent de celui de la veille. Finies les limitations à cause des bourrasques de vent, le backdrop couvre cette fois-ci non seulement l’arrière de la scène, mais aussi les côtés ! On se croirait vraiment dans une église avec de superbes vitraux. Si visuellement tout est parfait, on ne peut pas en dire autant de la performance vocale d’Attila. Habituellement le point fort du groupe, sa voix est plus fatiguée, et il peine à exprimer toute la puissance qui est la sienne d’habitude. Néanmoins il demeure un excellent frontman et met rapidement le public dans sa poche comme en atteste ce duel face à Falk Maria (claviers). Chacun s’occupant de chauffer au maximum une partie du public. Exercice classique, mais toujours efficace, propageant dans la fosse une bonne humeur appréciable.

P1020726

 

Bonne humeur visible également sur les visages (même parfaitement maquillés) de tous les loups allemands, bougeant dans tous les sens, à tel point que le carambolage a été évité de peu, au moment où Attlia reculait pile à l’endroit où se croisaient à pleine vitesse Matthew et Charles Greywolf (guitares). Ces deux (faux) frères (qui profitent de l’absence de bassiste en live pour offrir une parfaite symétrie sur scène) nous gratifient de rifs efficaces et entrainants ainsi que de superbes solos («Amen And Attack » « Werewolves Of Armenia »).  Perché derrière ses fûts et cymbales, Roel Van Helden est impeccable et nous a fait oublier la mésaventure des Masters Of Rock dont on craignait qu’elle ne laisse des séquelles. Après une heure d’un show maitrisé, Powerwolf quitte un public convaincu, que nous espérons nombreux sur la prochaine tournée européenne.

P1020719 P1020687 P1020684 P1020681 P1020695 P1020696 P1020675

Set list :

Lupus Deamonis (sur bande)

Sanctified With Dynamite
Coleus Sanctus
Army Of The Night
Amen & Attack
Resurrection By Erection
Aramta Strigoi
Werewolves of Armenia
Blessed & Possessed
We Drink Your Blood
In The Name Of God
Lupus Dei

 

Que l’attente entre les deux groupes fut longue ! Non pas que le matériel et le décor de Powerwolf ait pris du temps pour être retiré, c’est plutôt la mise en place de toute l’artillerie Sabatonniene (tank à déplacer au bon endroit et installation des effets pyrotechniques) qui a eu raison de la patience des fans. Ainsi après dix minutes de retard sur l’horaire prévu, le groupe cède très vite aux premiers : SABATON ! SABATON ! et lance la traditionnelle bande audio : « The Final countdown ». Précisons que l’ingénieur en charge de la pyro était encore souvent présent sur scène pendant les deux premières chansons, preuve que c’est bien le public qui a fait démarrer le spectacle et que le groupe reste à l’écoute.

P1020874

Après une semaine très chargée, pendant laquelle Sabaton s’est produit en Finlande, en Espagne en Suisse et en Allemagne (show de deux heures la veille), nous pouvions craindre une baisse de régime pour ce concert luxembourgeois. Mais c’était sans compter sur une volonté sans pareille de faire oublier aux spectateurs leur journée sous la pluie. D’ailleurs, nous apprendrons par la suite que Pär Sundström (bassiste et membre fondateur) préfère les ambiances intimistes comme celle de ce soir, plutôt que les shows devant plusieurs milliers de personnes.  Cela tombe bien puisqu’il nous annonce qu’un retour au Luxembourg est déjà planifié pour février 2016 ! C’est la foule qui corrige cette information erronée en précisant qu’en réalité il s’agit du samedi 12 mars 2016. Du reste, la France se trouve elle aussi sur le passage de vos soldats suédois favoris avec trois villes qui n’ont encore jamais été visitées, officialisation dans une dizaine de jours environ.

P1020788

Nous assistons ce soir à un Sabaton très « théâtral » comme l’attestent ces duels entre Chris Rörland (guitare), Thobbe Englund (guitare) et Joakim Brodén (chant) qui s’essaiera à la guitare avant de jouer Resist And Bite.  Ces moments toujours appréciables sont l’occasion pour tous les membres du groupe d’exprimer leurs talents, comme on peut l’entendre avec le petit solo d’Hannes réclamé par le public (le temps de réaccorder la guitare de Joakim). Tous les gags habituels sont utilisés, comme le déchirement de la set list afin de jouer un « Swedish Pagans » toujours aussi populaire, ou encore l’échange de vestes entre le frontman et son sosie (made in France) du premier rang, après lui avoir demandé s’il arrivait à séduire la gente féminine avec une tête pareille.

P1020877

Côté son il n’y a rien à redire, mise à part la basse qui est constamment en retrait, chaque instrument trouve sa place. Les effets pyrotechniques sont toujours aussi  beaux et appréciés, ça détonne de partout et on se croirait vraiment à la guerre. Question morceaux, les classiques (« Ghost Division », The Art Of War » , « Primo Victoria ») encadrent des chansons trop rarement jouées (« Screaming  Eagles », »Panzerkampf ») ce dont  les fans de la première heure sont reconnaissants.

Le groupe quitte un public conquis, sous une pluie d’étincelles, accompagnée de milliers de confettis aux couleurs de la Suède.

Set list :
The Final Countdown (sur bande)
The March to War (sur bande)

Ghost Division
To Hell and Back
Carolus Rex (version anglaise)
No Bullets Fly
Resist and Bite
Swedish Pagans
Screaming Eagles
Panzerkampf
Far from the Fame
The Art of War
Soldier of 3 Armies
Gott Mit Uns (version suédoise sur demande du public)
Attero Dominatus

Rappel :

Night Witches
Primo Victoria
Metal Crüe

Dead Soldier’s Waltz (sur bande)
Masters of the World (sur bande)

P1020772 P1020769 P1020764 P1020752

P1020853 P1020743 P1020746 P1020880P1020855 P1020782 P1020744
Ce report est dédié aux personnes qui désiraient ardemment profiter de ce week-end, mais qui n’ont pu, pour des raisons diverses : JR, Xavier, Manu, François…

Aucun commentaire